Appel à communications
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Propositions (sur une ou deux pages maximum) avant le 15 septembre 2006-07-20
À adresser à Jean- François Eck, jfeck@noos.fr |
Marie-Thérèse Bitsch, (Université Robert Schuman - Strasbourg 3)
Jean-François Eck, (Université Charles de Gaulle - Lille 3)
Sylvain Schirmann, (Université Robert Schuman - Strasbourg 3)
Propositions (sur une ou deux pages maximum) avant le 15 septembre 2006-07-20
À adresser à Jean- François Eck, jfeck@noos.fr
Les relations économiques et financières franco-allemandes
de 1871 à nos jours :
permanences, mutations et portée
Tantôt guerrières, tantôt pacifiques, tour à tour « normales » ou marquées du sceau de l’exceptionnalité, proches ou lointaines, amicales ou hostiles, les relations franco-allemandes restent à l’évidence un champ d’étude privilégié pour l’histoire contemporaine. Dépassant le strict domaine bilatéral, elles permettent d’observer maints traits spécifiques à chacun des deux pays, de suivre l’évolution de problèmes qui furent et restent déterminants pour l’ensemble de l’Europe et du monde. Aussi ont-elles donné lieu à de nombreuses publications, rencontres et discussions qu’il paraît vain de chercher à recenser, même en se limitant aux années récentes.
Force est cependant de constater que, dans ce domaine, les aspects économiques et financiers demeurent les parents pauvres. En contraste évident avec la progression sur longue durée des courants d’échange et avec le développement de la coopération, réussie ou manquée, entre les entreprises des deux pays, cette dimension, pourtant essentielle, reste négligée. Des aspects sectoriels importants sont mal connus, comme l’agriculture, l’énergie (hors charbon), l’industrie chimique. Les transformations des espaces frontaliers sous l’influence de ces relations restent peu étudiées. Certaines périodes ne sont guère abordées, comme les années 1871-1890 ou 1973-1989. De part et d’autre du Rhin, les chercheurs se connaissent mal, malgré le développement des cotutelles de thèse et le rôle joué par les associations.
Une impulsion avait été donnée jadis à ce champ de recherche par Raymond Poidevin, à travers son oeuvre personnelle et les publications et rencontres qu’il avait suscitées[1]. Or, depuis plus de dix ans, aucune manifestation collective sur ce sujet n’a été organisée. Un colloque, dirigé par Andreas Wilkens, sur les relations bilatérales entre 1945 et 1960 a eu lieu à l’Institut historique allemand de Paris. Il remonte à 1994[2]. D’autres initiatives ont été prises, notamment par le groupe d’études et de recherche sur les entreprises françaises de 1940 à 1944 qu’anime Hervé Joly. Elles ne recoupent qu’en partie le thème franco-allemand.
C’est la constatation de ce déficit relatif qui a motivé la création, voici deux ans, d’un atelier franco-allemand,
(http://www.comite-histoire.minefi.gouv.fr/sections/comite_pour_lhistoi/seminaires/les_seminaires_2/)
sous le double patronage du Comité pour l’histoire économique et financière de la France et de l’Institut historique allemand de Paris www.dhi-paris.fr. Ses séances ont permis de recueillir les communications de chercheurs, confirmés ou débutants, d’entendre de grands témoins, d’accueillir des étudiants et des doctorants, d’améliorer la formation des jeunes hauts fonctionnaires en stage dans le pays partenaire qui approfondissent ainsi leurs connaissances. On trouvera ci-joint la liste de ces séances, passées et à venir, dont certaines ont été ou seront publiées[3].
Il convient aujourd’hui de dresser le bilan de cet atelier, de susciter de nouveaux apports, d’ouvrir d’autres perspectives. C’est dans cet esprit que nous proposons la tenue de ce colloque. Organisé conjointement par le Comité pour l’histoire économique et financière de la France et par l’Institut historique allemand de Paris, dans les locaux duquel il se tiendra, les 10 et 11 mai 2007, il souhaite rassembler des communications et susciter le débat autour de plusieurs points :
- les acteurs des relations économiques et financières : rôles respectifs des dirigeants politiques, hauts fonctionnaires, chefs d’entreprises, organisations professionnelles et consulaires, des syndicats ;
- les domaines des relations : secteurs de l’industrie, agriculture, relations bancaires et financières, échanges de services non financiers, flux de transport ;
- l’évolution des relations : poids des guerres, des occupations et des après-guerres, transformations des différentes régions concernées par ces relations ;
- les enjeux des relations : concurrence ou complémentarité, convergences ou divergences entre les deux économies, influences réciproques, notamment dans le domaine de la politique économique, rapports avec la construction européenne.
Cette énumération qui n’a rien d’exhaustif a simplement pour but de fournir des indications et des pistes de réflexion pour les propositions de communications. Celles-ci, d’une vingtaine de minutes, pourront être présentées en français ou en allemand, des équipements de traduction simultanée permettant le débat. La publication des actes du colloque est envisagée.
[1] On en trouvera la liste, accompagnée d’un choix de ses articles les plus significatifs, dans Péripéties franco-allemandes du milieu du XIXe siècle aux années 1950, Berne, Peter Lang, 1995, 408 p. Sa thèse, Les relations économiques et financières entre la France et l’Allemagne de 1898 à 1914, publiée chez Armand Colin en 1969, a été rééditée au Comité pour l’histoire économique et financière de la France en 1998.
[2] Wilkens Andreas (Hsg.), Die deutsch-französischen Wirtschaftsbeziehungen 1945-1960. Les relations économiques franco-allemandes 1945-1960, Sigmaringen 1997.
[3] Par la revue Francia et la Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande.