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XVIe siècle - Page 7

Pomponne de Bellièvre


Creation Date
03-02-2006
Update time
03-02-2006
Source:
IGPDE
Extrait de la notice publiée dans le Dictionnaire des surintendants et contrôleurs généraux des finances.

Pomponne [de] Bellievre

 

Né en 1529 à Lyon

Mort le 9 septembre 1607 à Paris

Accès à la surintendance

Bellièvre se forme aux affaires financières comme ambassadeur en Suisse. Il est membre du Conseil des finances après la paix de Saint-Germain (août 1570). Il gravite alors autour de Morvilliers. Il se fait connaître d'Henri d'Anjou en Pologne. A son retour en France, Henri III supprime le Conseil des finances et nomme Bellièvre surintendant des finances le 10 septembre 1574. Outre une marque de la reconnaissance royale - Bellièvre l'a bien servi en Pologne - il y a d'autres raisons à ce choix. Bellièvre a alors une bonne connaissance à la fois des grands dossiers et des milieux financiers. Mais dans le même temps le roi paraît avoir le souci d'imposer dans cet emploi un homme qui provient d'un autre milieu professionnel, celui de la robe, et dont l'honnêteté semble avérée.

 

Action ministérielle

 

 Bellièvre est le seul ordonnateur des finances royales. Il doit veiller à l'exécution des ordres du Conseil, déterminer les assignations et établir l'état des finances. L'activité de Bellièvre est hachée par une activité diplomatique débordante (nombreuses missions en Flandre, en lien avec les activités du duc d'Alençon ou dans le sud de la France, pour négocier avec les Huguenots par exemple…) et par une brève disgrâce en 1577. A ses côtés un « vice-surintendant »(sans le titre) le remplace lors de ses longues absences (c'est le cas pour Benoit Milon, intendant des finances en 1580-1581). Bellièvre doit aussi tenir compte du Conseil des finances rétabli en 1578, dans lequel il siège évidemment et avec lequel les relations semblent d'ailleurs bonnes. Aucune innovation importante ne marque son passage aux finances. Il se livre à un usage intense des expédients financiers, en raison de la gravité de la situation. Il ne semble pas avoir joué de rôle direct dans la grande réforme monétaire de 1577 qui établit le compte par écus. Il est disgrâcié par Henri III, comme tout le haut personnel de gouvernement, le 8 septembre 1588.

 

Après-ministériat

 

 Bellièvre se retire à Grignon, puis s'engage progressivement aux côtés d'Henri IV. Il prend part officiellement aux conférences de Suresnes en 1593. Il reçoit une importante mission à Lyon en 1594-1595 lorsque la ville abandonne la Ligue. Il est membre du Conseil des finances créé le 25 novembre 1594. Il prend part à la négociation du traité de Vervins. Il est fait chancelier de France le 2 août 1599. Brulart de Sillery le seconde comme garde des sceaux à partir de décembre 1604. Les sceaux sont retirés à Bellièvre en octobre 1605 en raison de divergences politiques sérieuses (avec Sully en particulier), mais sans doute aussi à cause de son grand âge (il a soixante-seize ans en 1605) et de sa difficulté à exercer sa lourde charge.

 

Ecrits

 Il rédige un certain nombre de textes de circonstance soit au temps de la Ligue (par exemple en 1593 l'Écrit contre la convocation des prétendus États ou l'Advis aux François sur la déclaration faite par le roi en l'église Saint-Denis le 25e jour de juillet 1593) soit lors de son cancellariat, en particulier contre la paulette (voir son Mémoire sur ce sujet, publié par Étienne Fages dans la Revue Henri IV, t.I, 1905-1906, p. 182-188).

 

Sources et bibliographie

Olivier Poncet, Pomponne de Bellièvre (1529-1607). Un homme d'État au temps des guerres de Religion, Mémoires et documents de l'École des chartes n°50, Paris, École des chartes, 1998.


Dictionnaire des surintendants et contrôleurs généraux des finances

Le Dictionnaire des surintendants et contrôleurs généraux des finances  présente sous forme de notices autobiographiques, illustrées de portraits et documents autographes, les prédécesseurs des ministres des finances d'aujourd'hui en évoquant leurs origines, leur formation, leur carrière et leur action ministérielle.

 

Françoise BAYARD, Joël FELIX, Philippe HAMON
216 pages (2000) - 38,11 ¤
ISBN 2.11.090091.1

Format 28,5 x 23 cm, illustrations en noir et blanc

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