Jean de Saint-Marcel d'Avanson
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Extrait de la notice publiée dans le Dictionnaire des surintendants et contrôleurs généraux des finances.
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Jean de Saint-Marcel d'Avanson
Né vers 1511 (à Grenoble ?)
Mort le 25 avril 1564
Accès à la surintendance
Alors qu'il est encore conseiller au parlement de Grenoble, Saint-Marcel fait partie en 1547-1548 d'une commission chargée de rassembler des fonds en Dauphiné, en particulier en aliénant le domaine. Il semble donc avoir une certaine pratique des questions financières. Après son retour d'ambassade de Rome en 1556, Jean de Saint-Marcel est « occupé au fait des finances » et est rémunéré comme tel pour le dernier trimestre de 1556. Il n'y a sans doute pas de rupture avec l'équipe animée auparavant par André Guillart. Sa primauté, assez informelle, tient comme pour Guillart à sa position de membre du Conseil privé. Mais à la différence de son prédécesseur il n'est pas intendant des finances. Il est généralement présenté comme une créature de Diane de Poitiers et également un fidèle des Guise. Notons qu'il s'était proposé à Grenoble en 1547 pour organiser les détails de l'entrée solennelle de François de Guise, nouveau gouverneur de Dauphiné et Savoie.
Action ministérielle
Jean de Saint-Marcel organise la gestion des finances de la fin de 1556 à la mort d'Henri II. Mais sa marge de man½uvre est sûrement des plus faibles et les décisions financières importantes relèvent avant tout d'hommes comme le connétable de Montmorency ou le cardinal de Lorraine. Le contexte général est celui de la quasi-banqueroute de la fin du règne d'Henri II, marquée entre autres par l'énorme gonflement de la dette royale sur le marché financier lyonnais (avec le « grand parti » de Lyon et ses suites).
Après-ministériat
Saint-Marcel ne perd pas contact avec les finances sous François II. Il fait partie (avec Guillart, Charles de Marillac et Jean de Morvilliers) du collège qui, sous la direction du cardinal de Lorraine, est chargé de leur gestion. Jacques-Auguste de Thou fournit une version plus tranchée : Saint-Marcel « qui sçavoit le secret des Princes de Guise, fut retenu à la cour [sous François II] parce qu'on le craignoit, et qu'il sembloit propre à leurs desseins; néanmoins on luy osta l'épargne [la gestion du trésor royal] qu'il avoit eue ». Il ne semble plus jouer de rôle notable sous Charles IX et meurt rapidement.
Ecrits
Mécène des poètes, Saint-Marcel d'Avanson compte parmi ses serviteurs Olivier de Magny, qui lui dédie ses Odes. Il est chanté aussi par Du Bellay, Ronsard et Hugues Salel.
Sources et bibliographie
Sources : - B.N.F. Cabinet des titres, Pièces Originales 2761 dossier 61643; Cabinet d'Hozier 225 dossier 5865.
Bibliographie : - Prévot et Roman d'Amat, Dictionnaire de biographie française…, Paris, 1947, t.III, col. 812-813.
Le Dictionnaire des surintendants et contrôleurs généraux des finances présente sous forme de notices autobiographiques, illustrées de portraits et documents autographes, les prédécesseurs des ministres des finances d'aujourd'hui en évoquant leurs origines, leur formation, leur carrière et leur action ministérielle.
Françoise BAYARD, Joël FELIX, Philippe HAMON
216 pages (2000) - 38,11 ¤
ISBN 2.11.090091.1
Format 28,5 x 23 cm, illustrations en noir et blanc