Le deuxième prix
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Guy LURMIN a obtenu le deuxième prix du concours autobiographique "Pour la mémoire des Douanes" avec son récit Un périple douanier "Du Vaucluse au ... Vaucluse!"
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Guy LURMIN
« UN PERIPLE DOUANIER »« DU VAUCLUSE AU …. VAUCLUSE ! »
Guy LURMIN a obtenu le deuxième prix du concours autobiographique « Pour la mémoire des Douanes » Né en 1936, Guy LURMIN est issu d’un milieu rural. Ses parents habitent à la campagne à Loriol du Comtât. En 1950, il obtient son certificat d’études primaires. L’instituteur souhaite le voir poursuivre ses études, mais son père le destine à l’agriculture. A quatorze ans, il peut assumer un poste à temps complet dans l’exploitation familiale. En 1954, alors que la récole s’annonce superbe, un orage de grêle anéantit « le fruit de plusieurs mois de travail acharné ». Le jeune homme jure de « tout faire pour ne plus voir ça, de tout tenter pour ne pas être agriculteur ». Il trouve alors un emploi de « tronçonneur-écorcheur » dans une usine de fabrication d’emballages en bois déroulé.
Appelé sous les drapeaux en 1956 Guy LURMIN part à Alger. Durant son incorporation, il pense à son avenir. Il découvre qu’il peut accéder à la fonction de « préposé des Douanes » sans diplôme particulier. Libéré en 1958, il s’inscrit au concours de mars 1959, se marie et entre en Douane le 1er septembre 1959. Il déroule une carrière ascensionnelle qui le fait passer du monde des brigades aux bureaux et aux dossiers. Par concours, il est successivement préposé stagiaire, agent breveté puis agent de constatation des brigades, contrôleur des bureaux, inspecteur, receveur. Il termine comme receveur principal de deuxième classe. Ses affectations le mènent à Ferney-Voltaire, Bellegarde-sur-Valserine, Clermont-Ferrand, Saint-Genis-Pouilly et Prévessin, Montélimar, Valence.
Le texte de Guy LURMIN est un excellent témoignage pour l’histoire de la Douane. L’auteur décrit d’abord l’institution du passé, l’organisation militaire des brigades toujours d’actualité en 1959, les écoles de Montbéliard et de Neuilly qu’il a fréquentées, l’enseignement qui, notamment à l’école des brigades, lui paraît à l’époque dépassé ( il traite encore du rebat, du contre-rebat, de la brune et de l’aurore, alors que se profile dans un avenir proche la nécessaire adaptation au traité de Rome…). Puis il présente la nouvelle Douane, sa modernisation. Guy LURMIN parle de l’évolution du Tarif, de la création des centres régionaux de dédouanement, de la simplification des méthodes douanières avec notamment l’arrivée du document administratif unique et les procédures domiciliées. Il attire l’attention sur les nouvelles techniques bureautiques, traite de la grande réforme qui inclut les contributions indirectes dans les prérogatives de l’administration douanière. Il montre des exemples du partenariat Douane-entreprise, fait pénétrer le monde de l’industrie et décrit enfin le devenir des missions de la Direction générale des Douanes et des Droits indirects avec l’échéance communautaire de 1993..
A côté de sa vie professionnelle, l’auteur raconte sa vie familiale avec les événements heureux et les jours plus difficiles. Son récit s’inscrit dans un contexte historique général fort intéressant. Ses souvenirs d’enfance sont touchants. Ils peignent une fresque de la vie campagnarde sous la Troisième République. Des moments importants du passé sont évoqués : la guerre, mai 68, l’ouverture du grand marché intérieur. Le style est vivant, l’humour perce le récit. Guy Lurmin raconte agréablement son parcours. Il donne pour conclure une définition de la retraite qui est « une invitation au respect de la vie », qui « en un mot enseigne à vivre la simplicité ».