Le troisième prix
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Bernard Garet a obtenu le troisième prix pour "Trésor public, un membre de la famille". Ce récit est paru dans "Etudes et documents VIII, 1996".
Hubert Clausels est ex aequo pour "Chroniques d'un payeur des colonies". |
Bernard GARET"TRESOR PUBLIC, UN MEMBRE DE LA FAMILLE"Jeune orphelin du pays de Caux, successivement employé de banque, instituteur au moment de la mobilisation, soldat de l'armée de l'armistice, travailleur au STO, Bernard Garet entre au Trésor comme auxiliaire puis devient rapidement comptable. Le récit de son itinéraire de jeunesse, la description du travail en perception, les observations sur la vie communale ou les finances locales sont fines et intéressantes. C'est un document remarquable sur la période troublée de la guerre et les services du Trésor. L'émotion perce sous la description minutieuse des différents postes traversés. Cette autobiographie est en fait un hymne à un métier passionnément aimé dont Bernard Garet a la nostalgie. L'auteur, par ses qualités humaines et professionnelles, est une figure de comptable très attachante. Le ton intimiste de son récit, tout en demi-teinte, est fort émouvant, et il en émane un charme particulier. Recruté comme aide temporaire en 1942 dans une perception de Seine-Maritime, l'auteur réussit le concours de commis en 1946. Promu receveur- percepteur en 1975, il accède au grade de trésorier principal en 1978 et prend sa retraite en 1981.
Hubert CLAUSELS"CHRONIQUES D'UN PAYEUR DES COLONIES"Passionné de mécanique, de radio et d'aviation, Hubert Clausels a soif d'aventure. Mais après sept ans de captivité en Allemagne, il ne trouve à son retour que grisaille et difficultés matérielles. C'est alors qu''il est recruté pour les trésoreries coloniales. Il s'embarque avec enthousiasme pour le Soudan français, point de départ d'une longue carrière dans les paieries africaines. Ainsi, c'est grâce au Trésor qu' Hubert Clausels réalise les rêves de sa jeunesse. Il découvre avec bonheur la vie en Afrique, que la chaleur et les maladies rendent cependant fort éprouvante. D'un tempérament ouvert et sociable, il s'intègre vite à la micro-société coloniale et entretient d'amicales relations avec les Africains. Dans cette ample chronique, s'enchaînent de multiples anecdotes sur les paieries et la vie africaine, plus pittoresques les unes que les autres. Avec habileté, il sait ménager la chute, toujours fort drôle, de ses anecdotes. Avec brio, il restitue tout l'exotisme et le piment de son existence coloniale. Mais cette chronique est aussi un document historique sur la vie d'un fonctionnaire hors métropole, sur la décolonisation et la place du Trésor outre-mer. La passation de service aux Africains de la paierie qu'il dirige, lors de l'indépendance du Soudan, est une scène saisissante. Recruté sur titre en 1945 en qualité de commis par les trésoreries coloniales et affecté au Soudan français (Mali), l'auteur réussit l'examen qui lui permet de devenir payeur. Après une carrière au Mali, au Sénégal, en Côte-d'Ivoire, il est promu receveur-percepteur en 1969, devient conseiller technique de la Cour suprême de la Côte-d'Ivoire et prend sa retraite en 1976. |